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VINCI dans l’histoire des PPP : un siècle d’expérience
VINCI est né en 2000 de la fusion entre SGE (Société générale d’entreprises) et GTM (Grands travaux de Marseille. Dès la fin du XIXème siècle et durant tout le XXème, ces deux entreprises accompagnent voire anticipent deux révolutions majeures : celles de l’électricité et de l’automobile. Fidèles au système de la concession, elles devront s’adapter à deux guerres mondiales, plusieurs crises économiques, la décolonisation et les humeurs libérales changeantes de nos gouvernements.
1900 - 1916
- Le développement de l’énergie électrique bute sur le manque de finances publiques. La concession, outil privilégié pour faire naître des vocations en production, transport et distribution électrique.
- Dès 1900, Girolou et GTM voient, au-delà des marchés de travaux, une véritable nouvelle économie à laquelle ils ont intérêt à prendre part.
- Giros et Loucheur construisent un groupe de production et de distribution d’électricité, dont les clients sont les industries et les chemins de fer en électrification.
- En 1905, la SGE signe la concession de l’éclairage urbain de Roubaix, puis des tramways de Roubaix-Tourcoing.
- En 1907, année de sa création, l’EENF (Energie électrique du nord de la France) devient le fournisseur en énergie des deux compagnies pré-citées.
- A la même époque, SGE s’associe aux frères Fougerolles et à Adrien Palaz pour mener à bien l’aménagement hydroélectrique de la Haute-Durance et de la Basse-Isère.
- En 1909, la société « Le matériel roulant » emporte la concession des chemins de fer départementaux de la Haute-Vienne. En 1911 sont créées les chemins de fer départementaux des Basses-Pyrénées, puis en 1913 ceux de la Haute-Garonne.
- L’EENF inaugure en 1914 la centrale thermique de Wasquehal, alors la plus puissante de France.
- Durant ces années, GTM a tout d’abord investi dans l’eau et de l’assainissement. Puis, progressivement, elle participe à la formation de diverses sociétés de production d’électricité, EESO (sud ouest), EELM (littoral méditerranéen), tout en poursuivant son essor dans l’adduction et la distribution d’eau.
- En 1899, GTM fonde la Société d’exploitation et des forces motrices de Grasse et participe à la création de la Société d’exploitation des tramways de Toulon.
- GTM forme en 1903 la société des chemins de fer de la Bédoule, qui relie au réseau PLM les carrières de l’est de Marseille.
- L’EELM connaît une forte croissance et absorbe les forces motrices des Alpes-Maritimes en 1905 puis celles du sud-ouest en 1906.
- L’immédiate avant guerre est celle du développement à l’international. SGE et GTM gagnent des contrats de concession en Turquie, Espagne, Russie, Italie. La guerre impose un désengagement global de ces projets et un réinvestissement croissant du secteur de la production électrique, handicapé durant plusieurs années par une pénurie de charbon. Saint-Etienne, riche de ce minerai et à bonne distance du front, s’affirme comme capitale de la production électrique.
- Tramways et chemins de fer d’intérêt local s’avèrent fondamentalement peu rentables. Apparition de la concurrence automobile.
1916 - 1939
- SGE et GTM tentent de relancer leur développement international. On réanime les projets italiens, finalement liquidés en 1931. Formation de la SFE (GTM, SGE, Fougerolle, BNCI) pour construire le port d’Alexandrette.
- Désengagement progressif des compagnies de tramways.
- Rachat des intérêts allemands dans les forces motrices du Rhin.
- Années peu porteuses pour les contrats de concession, l’Etat préférant la régie ou l’économie mixte.
1950 - 1960
- La Libération et ses orientations politiques ne laissent pas une place plus grande à la concession. Les collectivités locales renouent pourtant avec ce principe pour résoudre un problème totalement nouveau : le stationnement automobile.
- En ce domaine, GTM s’affirme en pionnier : esplanade des invalides en 1962, parc Champs-Elysées-George V en 1965, premiers parcs de province dans les années suivantes.
- Deux autres acteurs participent à ce renouveau de la concession : Sogea et Sogeparc. Fusionnés avec CGST, Sogepag, puis GTM.
1970 - 2000
- Retard important du réseau autoroutier français. La loi Chalandon autorise les concessions d’autoroutes en 1970. Dès 1969, 2 concours proposent à la concession les axes Paris-Le Mans et Paris-Poitiers. Ils sont gagnés par Cofiroute, qui sera, en 1977 le premier concessionnaire privé de France.
- Signature en 1992 d’un contrat de concession pour 2 ponts sur la Severn River reliant l’Angleterre au Pays de Galle.
- 1995, GTM remporte le contrat de concession de l’aéroport de Phnom Penh au Cambodge. Quelques années plus tard, suivront celui de Siem reap (2001) et selui de Sianoukville (2006).
- Le pont sur le Tage est inauguré en 1998, à l’occasion de l’exposition universelle à Lisbonne
- En 1998, le Stade de France est prêt à accueillir la coupe du monde football. Ce contrat, remporté par le consortium groupant SGE, GTM et Bouygues, comprend la conception, la construction, l’exploitation et le financement de ce stade multisports de 80 000 places
2000 – 2010
- En 2000, GTM et SGE fusionnent. Ils donnent naissance à VINCI
- En 2001 est créée la marque VINCI Park, regroupant les contrats de Sogea, Sogepark, CGST, Sogepag et GTM. VINCI Park est aujourd’hui présent dans plus de 200 villes et 12 pays, exploitant 1250 parcs de stationnement, soit environ 811 000 places de stationnement payant.
- En 2002, après la construction de l’autoroute canadienne, dont le contrat est détenu par VINCI Concessions, et reliant les villes de Fredericton et Moncton entre en exploitation.
- En 2004, VINCI Concessions remporte les contrats de délégation de service public pour l’exploitation, la gestion et le développement de 2 aéroports français : celui de Grenoble-Isère et celui de Chambéry-Savoie
- En 2004 toujours, le pont à haubans reliant le Péloponèse à la Grèce continentale est ouvert à la circulation. Peu à peu, VINCI s’implante incontestablement en Grèce, puisque depuis 2007, VINCI y gère plus de 600km de voies à péage
- En 2005, VINCI rachète les actions d’ASF et de sa filiale ESCOTA jusqu’alors détenues par l’Etat. Le capital de ces deux sociétés d’autoroutes est désormais à 100% détenu par VINCI
- En 2006, VINCI Concessions signe le contrat ferroviaire Rhône Express reliant la gare de Lyon - Part-Dieu à l’aéroport Lyon-Saint Exupéry en 25 minutes.
- Allié avec VINCI Energies, VINCI Concessions remporte en 2006 le contrat d’éclairage public de la ville de Rouen
- En 2007, le tunnel du Prado-Carénage à Marseille, concédé à VINCI Concessions, atteint un record de fréquentation de 60000 passages le 22 juin 2007. Cet ouvrage comprend deux tunnels superposés.
- En 2008, VINCI Concessions signe le contrat du Coentunnel à Amsterdam, un tunnel routier immergé
- En 2009 et 2010, VINCI Concessions s’implante encore plus à l’étranger avec la signature du contrat de l’A5 en Allemagne et celui de l’autoroute R1 en Slovaquie.
- De plus, de 2008 à 2010, VINCI Concessions conforte sa position sur le marché aéroportuaire français en remportant 4 contrats de délégation de service public à Clermont-Ferrand, Quimper, Rennes et Dinart.
- En février 2010, VINCI Concessions remporte et signe le plus important contrat de partenariat jamais signé jusqu’alors, le contrat de GSM-Rail , visant à équiper, exploiter et maintenir plus de 14 000 km de lignes de chemins de fer d’un nouveau système de télécommunication numérique
- Le 29 janvier 2011 est inauguré le stade du Mans, le MMArena, pouvant accueillir 25 000 spectateurs.
- Le 21 février 2011 est signé le contrat de concession du futur stade de Nice.
- Le 16 juin 2011, Réseau Ferré de France (RFF) signe avec VINCI la plus grande concession de ligne à grande vitesse du monde. La ligne LGV-SEA (Sud-Europe Atlantique) reliera Tours à Bordeaux.













